Depuis plusieurs années, je fais partie de la Commission héraldique de Lorraine qui dépend de l’Union des Cercles Généalogiques de Lorraine.

La Commission héraldique est composée de Mrs MEYER François, DA PONTE Daniel, LARCHER Dominique,  LOUIS Robert, LACORDE Dominique, GEORGIN Bernard. Elle a pour objectif :

  • De mettre à disposition des généalogistes un armorial des villes et villages lorrains aussi complet que possible.
  • D’inciter les communes à adopter des armoiries conformes aux règles et usages héraldiques, simples et claires.
  • Dans ce but d’examiner les projets de blasons et de conseiller les auteurs  avant proposition aux maires, aux diverses institutions ou personnes pour lesquelles ils sont conçus.
  • De coordonner l’activité des auteurs,
  • de profiter des différentes démarches pour détecter et insérer dans l’armorial les écus créés et utilisés par les communes à l’insu de la Commission
  • De promouvoir la connaissance, en Lorraine, des règles et usages  de l’héraldique.

Pour ce qui concerne la Meuse, 40% des communes seulement possédaient des armoiries. Nous en avons créé environ 220 dont 120 environ ont été d’ores et déjà adoptées par le Conseil municipal par délibération, condition sine qua non pour qu’elles deviennent officielles. Nous faisons un historique du village et intégrons dans le blason de la commune une part de son histoire, sa toponymie, ses anciens seigneurs, son industrie, moulins par exemple, voire un symbole parlant qui caractérise le nom du village… Dans ce cadre, j’ai réalisé bénévolement avec mes collègues tout le canton de Varennes-en-Argonne et de Montfaucon d’Argonne. J’ai présenté tout ce travail dans un article de la revue Terres d’Argonne.

JE SUIS A VOTRE DISPOSITION POUR CRÉER VOS ARMOIRIES

L’ORIGINE DES ARMOIRIES

L’apparition des blasons et des armoiries remonte au 11e siècle à l’époque des Croisades. Simples au départ, peints sur les boucliers, dont ils ont gardé la forme, puis sur les casques, et enfin sur des bannières qui les accompagnent et qui sont portées par des écuyers, ils deviennent un signe de reconnaissance sur les champs de bataille afin d’épargner la vie des seigneurs et les faire plutôt prisonniers afin d’exiger une rançon en échange de leur libération.

Les blasons se sont vite divisés afin d’y introduire celui des épouses ou des ascendants ou d’y faire apparaître ses nombreuses possessions territoriales. Ils contiennent alors des informations sur la personnalité, la famille et l’histoire de celui qui les porte.

Régie par des règles strictes et toute une terminologie, l’héraldique s’est créé un véritable langage qui n’est pas toujours facile à comprendre de nos jours. Jusqu’à la Révolution, tous comprenaient le langage héraldique.

La Révolution française abolira les armoiries en les assimilant, à tort, à des signes de noblesse mais dans tous les pays européens cette pratique a demeuré et s’est développée non seulement pour les nobles mais aussi pour les familles, les corporations, les régions…

Napoléon, avec la noblesse d’Empire puis Louis XVIII redonneront aux armoiries une existence officielle. Depuis 1815, chaque collectivité ou particulier est libre d’adopter des armoiries à condition de ne pas usurper celles d’autrui.

Maintenant toutes les grandes villes, de très nombreux villages, toutes les Régions françaises, de nombreuses familles et corporations en ont un et le porte fièrement.

Le blason est un signe de reconnaissance, il donne une identité au village et rappelle son histoire; il créé un lien ; il est un ralliement.

En application de la loi du 5 avril 1884, les communes disposent de la souveraineté totale en matière d’armoiries. La délibération du Conseil municipal, qui en aura accepté la composition, est l’acte officiel par lequel le blason communal acquiert son existence légale. Il s’ensuit que la description de ce blason, qui figure au texte de la délibération, devient la description officielle de ces armoiries. Pour devenir officiel, le Conseil municipal doit donc l’adopter par une délibération comme plus de la moitié des villages du département de la Meuse l’ont déjà fait.

La commission héraldique de Lorraine qui dépend de l’UCGL, l’officialise ensuite en le faisant apparaître dans divers armoriaux dont le site de l’Union des Cercles Généalogiques de Lorraine et l’Armorial de France.

En voici quelques uns parmi tous ceux auxquels j’ai participé : Aincreville, Bantheville, Aubréville, Avocourt, Baulny, Béthincourt, Béthelainville, Bezonvaux, Boureuilles, Brandeville, Brieulles, Champneuville, Charpentry, Chauvency, Cierges, Consenvoye, Cuisy, Cunel, Dannevoux, Delut, Doulcon, Eclisfontaine, Ecouviez, Epinonville, Esnes, Fleury devant Douaumont, Forges, Fléville, Frémeréville, Froidos, Fromeréville les Vallons, Génicourt, Gercourt et Drillancourt, Gesnes, Heippes, Hennemont, Ivoiry, Lachalade, Les Eparges, Lissey, Louvemont, Maizey, Malancourt, Ménil aux Bois, Milly sur Bradon, Montblainville, Montsec, Nantillois, Neuvilly, Osches, Rarécourt, Romagne sous Montfaucon, Rouvrois, Samogneux, Septsarges, Seuzey, Sivry la Perche, Sivry sur Meuse, Vauquois, Véry…